Protection : 2022/12/19 : inscrit MH
Époque : 1er quart 20e siècle
L'ensemble fonctionne comme un cénotaphe dressé sur une butte située le long de la route menant vers la Suisse, au pied du fort de Joux. On y accède par des chemins sinuant de part et d'autre d'un escalier central monumental. Au sommet de l'escalier, un piédestal supporte une figure de poilu en pierre de Vaurion qui regarde au loin, en sentinelle, la main posée au-dessus du front. De part et d'autres se trouvent des trophées en rondes bosses. Sur la butte est également aménagé un jardin public derrière le poilu avec des bancs et arbres. Les travaux sont exécutés en 1924 et le monument inauguré en 1925. En 1926, Laethier complète le monument par l'exécution d'un bas-relief sous le poilu représentant une femme en deuil et deux enfants portant des fleurs au soldat. Il réalise également un bloc sculpté pour rehausser la figure du poilu qui avait été placée trop basse et dans la mauvaise direction.
Dès avril 1917, la commune de La-Cluse-et-Mijoux commande un projet de « Monument de la reconnaissance à la mémoire des soldats morts pour la Patrie. 1914-1917 ». Le projet de Pautier, architecte à Pontarlier, prend la forme d'une chapelle aux décors fastueux. Il ne sera pas réalisé. Située sur une des rares voies de passage transversales en direction de la Suisse, la commune a connu des batailles régulières dont plusieurs monuments commémorent encore leur histoire. En 1871, la commune et sa forteresse de Joux protègent notamment la retraite en Suisse de l'Armée de l'Est. Par délibération du 20 mars 1923, la commune lance le second projet d'érection d'un monument à la mémoire des 39 enfants de la commune « morts pour la France » pour un coût total de 85 283 francs. La réalisation est confiée à l'architecte et maire socialiste de Pontarlier Paul Robbe (1884-1944). Après avoir combattu durant la guerre, il érigea plusieurs monuments autour de Pontarlier ayant pour point commun d'évoquer…
Auteur : Robbe Paul (architecte);Laethier Georges (sculpteur)
Labels
Inscrit MH
Source : DATAtourisme
— Ministère de la Culture - Monuments Historiques